Quel est le modèle d'intervention ?

Le Travail Alternatif Payé à la Journée (TAPAJ) est un programme d’insertion globale à seuils adaptés, mis en place par des dispositifs médico-sociaux spécialisés en addictologie (CAARUD ou CSAPA).


TAPAJ est destiné à des jeunes âgés de 16 à 25 ans en grande précarité, désocialisés, souffrant de problèmes de consommations et/ou d’addictions. Il leur permet d’être rémunérés en fin de journée, pour une activité professionnelle qui ne nécessite pas de qualification ou d’expérience professionnelle particulière et ne les engage pas sur la durée. TAPAJ apporte en cela une réponse adaptée à ces jeunes, que les problématiques sociales, éducatives et sanitaires tiennent éloignés des dispositifs de droit commun.

Le programme est une réponse graduelle pensée comme des marchepieds successifs (3 phases, avec une augmentation des heures travaillées et du niveau d’accompagnement) auprès d’un public n’étant pas en capacité d’accéder à de l’employabilité classique. Cela permet d’accompagner progressivement ces jeunes, dans leur reprise progressive d’activité et la mise place d’un suivi médico-psycho-social.
Par son accompagnement global et son approche systémique, TAPAJ ne segmente pas les champs de vie de la personne et concourt ainsi à la mise à plat des freins à son insertion sociale et professionnelle.

Le Travail Alternatif Payé à la Journée (TAPAJ) est un programme d’insertion globale à seuils adaptés, mis en place par des dispositifs médico-sociaux spécialisés en addictologie (CAARUD ou CSAPA).

TAPAJ est destiné à des jeunes âgés de 16 à 25 ans en grande précarité, désocialisés, souffrant de problèmes de consommations et/ou d’addictions. Il leur permet d’être rémunérés en fin de journée, pour une activité professionnelle qui ne nécessite pas de qualification ou d’expérience professionnelle particulière et ne les engage pas sur la durée. TAPAJ apporte en cela une réponse adaptée à ces jeunes, que les problématiques sociales, éducatives et sanitaires tiennent éloignés des dispositifs de droit commun. Le programme est une réponse graduelle pensée comme des marchepieds successifs (3 phases, avec une augmentation des heures travaillées et du niveau d’accompagnement) auprès d’un public n’étant pas en capacité d’accéder à de l’employabilité classique. Cela permet d’accompagner progressivement ces jeunes, dans leur reprise progressive d’activité et la mise place d’un suivi médico-psycho-social. Par son accompagnement global et son approche systémique, TAPAJ ne segmente pas les champs de vie de la personne et concourt ainsi à la mise à plat des freins à son insertion sociale et professionnelle.

Les 7 essentiels du programme

L’aller vers est un des piliers du programme. Face à un public mettant à distance l’adulte et les institutions, cette démarche de rencontre des jeunes dans leur environnement avec une posture d’écoute active de leurs problématiques, est fondamentale. Passer le temps de « l’apprivoisement » nécessaire, elle permet de traduire les besoins exprimés (le plus souvent par rapport à une urgence du quotidien) dans des réponses en termes de Réduction Des Risques.

Le programme TAPAJ est toujours porté par un CSAPA / CAARUD, en lien avec l’ensemble des acteurs du territoire. Si les objectifs sont multiples au vu du maillage partenarial et des priorités du jeune concerné, TAPAJ est avant tout un outil de RDR sociale ayant pour finalité d’amener plus précocement vers le soin des jeunes n’ayant souvent pas conscience des risques associés à leurs consommations. Fondée sur une posture de non jugement, cette RDR s’applique en premier lieu directement sur le plateau de travail, lors des entretiens de côte à côte.

En phase 1, les plateaux de travail sont réalisés par une équipe de 7 jeunes et un(e) éducateur(trice) qui effectue toujours avec eux l’ensemble des tâches. Ces instants de partage, dans une relation hiérarchique moins prégnante, facilitent l’émergence d’autres formes d’échanges. Ce que nous nommons « entretien de côte à côte » se réalise toujours dans ces espaces du « faire avec ». Il peut se mettre en place parce que la relation se déroule dans cette configuration atypique de proximité et dans un temps borné. L’objectif pour l’éducateur(trice) est de médiatiser l’espace et le temps du plateau de travail, entre discussions collectives et échanges individuels afin de préparer les conditions d’un « entretien de côte à côte » dont un TAPAJeur pourra éventuellement se saisir pour livrer des choses plus intimes. Charge à nous de les travailler par la suite.

Un autre pilier de TAPAJ est de toujours travailler à baisser les exigences d’accessibilité afin de conserver notre public cible, non éligible aux dispositifs de droit commun.

‣ Pas de prérequis à l’entrée dans le programme
‣ Une inscription très rapide
‣ Des conditions administratives très peu contraignantes
‣ Aucune exigence d’engagement dans le temps en phase 1
‣ Des plateaux de travail sans qualification particulière.

L’activité professionnelle ainsi proposée soutient un cheminement progressif vers une volonté de changement de quotidien du TAPAJeur et de ses objectifs de vie à court, moyen, puis long terme, permettant une transition vers des seuils adaptés d’accompagnement global en phase 2 puis phase 3.

Le processus de réappropriation de leur parcours de vie par ces jeunes nécessite un temps plus important au vu de leurs conditions de vie et de l’accumulation de leurs difficultés. Pour cela, le programme est organisé en trois phases. Au très bas seuil d’exigence de la phase 1 permettant un engagement facilité, va se substituer une prise en charge globale et graduelle en phase 2 et 3. Par cette mise en situation, le TAPAJeur va pouvoir confronter progressivement son regard sur son vécu et ses consommations avec les attendus d’un environnement professionnel. En échangeant avec les éducateurs(trices) de terrain sur les ambivalences de leurs attentes et de leurs besoins (économiques, en termes de logement, etc.) et sur l’évolution de ceux-ci, ils entrent progressivement dans une démarche de prise en charge médico-psycho-sociale.

TAPAJ vient mobiliser et valoriser les capacités de travail de ces jeunes. Ce programme leur permet également de retrouver les codes du monde de l’emploi puisqu’ils bénéficient d’un contrat de travail et de bulletins de salaire dès les premières heures. Le jeune développe alors un savoir-faire et un savoir-être professionnels, mais aussi l’estime qu’il a de lui-même : puissant vecteur de revalorisation personnelle. Grâce à cette mise en action prioritaire et à la prise de conscience de ses capacités, le jeune accède à une plus grande possibilité d’agir sur ce qui est important pour lui ici et maintenant.

L’un des principaux objectifs de TAPAJ est de trouver de nouveaux leviers afin d’intégrer les dimensions de santé, santé mentale et addictions dans la prise en charge de personnes n’en exprimant pas la demande mais ayant d’importants besoins. La psychologie sociale a démontré l’écart conséquent entre ”savoir et changer”, voire même entre ”intention de changement et comportement réel”. En ce sens, l’objectif n’est plus de persuader le bénéficiaire de l’intérêt du changement mais bien de travailler sur les ambivalences émergeantes dans l’éprouvé de ses expériences, par la mise en action immédiate que constitue TAPAJ.

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